Soleil: on se protège, hiver comme été

Le soleil est notre meilleur allié pour un moral d’acier et un teint doré. Mais c’est aussi notre pire ennemi contre le cancer et le vieillissement prématuré de la peau. Et ce, hiver comme été!

FPS 30… SPF 15… IP 50+… Non, il ne s’agit pas des nouveaux acolytes des druides de Star Wars, C-3PO et R2-D2! Facteur de Protection Solaire (FPS), Sun Proof Protection (SPF) ou Indice de Protection (IP), ces abréviations indiquent la capacité du produit à bloquer les rayons UVB. Quant au chiffre, il indique la force de cette protection solaire.

Selon la Société canadienne du cancer, un FPS 15 bloque 93% des rayons UVB, tandis qu’un FPS 30 ou plus en bloque 97%. Au-delà de 30, plus on augmente l’indice de protection, plus la marge de progression de cette protection reste faible. Et selon les dermatologues, le risque avec des indices élevés tels des FPS 50, 60, voire plus, c’est de croire que la peau est si bien protégée qu’on peut la laisser plus longtemps exposée au soleil, sans ajouter de protection supplémentaire.

Les rayons UVA, les principaux responsables du vieillissement de la peau, pénètrent plus profondément. Ils endommagent l’épiderme, mais aussi les cellules du derme tels le collagène et l’élastine. Pour faire le bon choix d’écran solaire, il faut s’arrêter sur un soin avec la mention “protection à large spectre”.

 

Quand, comment, combien ?

Pour une utilisation de tous les jours, la Société canadienne du cancer conseille l’emploi d’un indice de protection 15, à condition d’en appliquer une quantité plus grosse que celle d’un petit pois! Pour le visage, on estime qu’une dose équivalente à la taille d’une belle grosse amande suffit. Pour ceux qui passent leurs journées au grand air, un produit avec un IP 30 serait plus convenable.

Il a été prouvé qu’une diminution de 50% de la dose à appliquer entraîne un affaiblissement de 75% de l’efficacité du produit. Voilà pourquoi l’American Academy of Dermatology suggère l’emploi d’un produit avec un FPS 30 au quotidien. L’organisme considère que les consommateurs manquent encore d’éducation sur le sujet.

Lors de la routine beauté, on laisse le temps aux actifs des hydratants de jour (sérum ou crème) de pénétrer, soit environ cinq minutes, et on termine avec le soin solaire. L’étape du maquillage (si besoin) peut ensuite débuter. Pour les activités citadines, il est possible d’employer un hydratant de jour avec un indice de protection léger (15 ou 20) ou encore un fond de teint ou une poudre doté d’un FPS.

Quant à la fréquence d’application, tout dépend. Lors d’activités extérieures, une généreuse couche toutes les deux heures suffit. Toutefois, après chaque baignade ou une sudation excessive, une nouvelle application est conseillée, même si votre produit est à l’épreuve de l’eau.

 

Minéral vs chimique

Les poudres minérales proposent des formules développées à partir de micro particules minérales qui contiennent, en outre, très peu d’ingrédients: ni huile, ni parfum, ni colorants artificiels, ni agents de conservation. La poudre minérale avec FPS est une excellente solution de rechange pour les peaux sujettes à l’acné, puisque ce type d’écran solaire n’est pas absorbé par la peau.

Si ces poudres, sans filtres solaires chimiques, arrivent à protéger la peau des UV, c’est grâce au dioxyde de titane et à l’oxyde de zinc, des minéraux efficaces pour bloquer les UVA et les UVB. Les particules de minéraux agissent comme des réflecteurs qui repoussent les rayons. Un bémol cependant: Santé Canada n’a pas de réglementation claire sur ce qui constitue ou non un produit de maquillage minéral. Il est donc conseillé de porter ses choix vers des marques reconnues, Colorescience ou Jane Iredale par exemple. Cette dernière affiche, depuis 2010, le sceau de recommandation de la Skin Cancer Foundation américaine sur cinq de ses produits.

La poudre minérale doit être appliquée sur une peau parfaitement hydratée pour augmenter son adhérence. La vaporisation d’une bruine hydratante après l’application de la poudre permet aussi de bien fixer le produit. Enfin, il ne faut surtout pas hésiter à renouveler les applications de poudre à tout moment de la journée pour s’assurer d’une constante protection solaire.

Il est à noter que les scientifiques ne s’accordent pas sur la réelle efficacité des poudres minérales avec un FPS. Certains contestent la technologie des nanoparticules qui serait utilisée dans les produits. Des études sont menées afin de déterminer si ces particules, dont la taille équivaut à un millième de la largeur d’un cheveu, sont absorbées par les cellules du corps humain. D’autres scientifiques soutiennent que l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane seraient plus efficaces lorsque combinés à des filtres synthétiques.

Qu’importe, le type de protection solaire choisit, la morale de l’histoire se résume à ce conseil des spécialistes du site www.soleil.info: “L’utilisation de produits solaires ne doit pas servir à rester plus longtemps au soleil, mais à réduire les risques des expositions.”

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